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Résultats Ouest 2025 ► Tops & flops choc

Avec des écarts allant jusqu’à 80 % dans certaines communes, la région de l’Ouest dévoile un bilan électoral explosif après la présidentielle du 12 octobre 2025. Entre bastions irrésistibles d’Issa Tchiroma Bakary, poches de résistance pro-Biya et performances inattendues de plusieurs communes, les résultats créent encore l’émoi. « Les chiffres parlent d’eux-mêmes, ce n’est plus une affaire de slogans », glisse un conseiller municipal de Bafoussam. Qui a gagné où ? Quels acteurs ont surperformé ou sombré ? Quels signaux politiques se cachent derrière les pourcentages ? La région de l’Ouest confirme-t-elle son basculement historique ?

🔵 Une région stratégique sous les projecteurs

La présidentielle du 12 octobre 2025 a été particulièrement scrutée dans la région de l’Ouest, longtemps considérée comme l’un des espaces politiques les plus disputés du pays. Les tendances électorales ont révélé un paysage contrasté, où leaders locaux, réseaux traditionnels et dynamiques communautaires ont largement influencé les résultats.

Dans la plupart des circonscriptions, Issa Tchiroma Bakary domine. Dans d’autres, particulièrement dans certains villages fidèles au RDPC, Paul Biya maintient des bastions surprenants. Cette mosaïque de performances nourrit depuis plusieurs semaines une avalanche d’analyses.

Un politologue basé à Dschang résume :

« L’Ouest a voté comme une région émancipée. Ce n’est pas un vote d’humeur, c’est un vote de rupture. »

🔵 Des résultats parfois au-dessus… ou très en dessous des attentes

Dans de nombreuses communes, les écarts sont impressionnants. À Bamboutos, Issa Tchiroma dépasse souvent les 65 %, signe d’un enracinement politique renforcé. À l’inverse, Paul Biya réalise quelques poches de résistance comme à Bangangté (78,81 %), performance saluée dans les cercles RDPC.

Cette alternance de scores donne à la région un statut particulier : aucun camp n’a réussi à s’imposer partout, mais les tendances générales montrent un basculement profond.

Quelques exemples marquants :

  • Bangourain (Noun) : Paul Biya 33,14 % – Issa Tchiroma 56,18 %
  • Dschang (Menoua) : Paul Biya 18,16 % – Issa Tchiroma 77,63 %
  • Bafang (Haut-Nkam) : Paul Biya 10,07 % – Issa Tchiroma 82,57 %
  • Bamendjou (Hauts-Plateaux) : Paul Biya 36,59 % – Issa Tchiroma 52,25 %

Les chiffres montrent une tendance nette : Issa Tchiroma s’impose dans 80 % des territoires, confirmant son audience populaire dans les zones urbaines comme rurales.

🔵 Les raisons d’un basculement massif

Trois facteurs majeurs expliquent cette dynamique régionale.

1. Le rôle des élites locales

Beaucoup d’acteurs influents – entrepreneurs, notables, présidents d’associations – se sont engagés publiquement. Les prises de position de certains chefs traditionnels ont également pesé dans la balance, surtout dans les zones rurales.

2. La mobilisation numérique

Les jeunes électeurs ont été déterminants. Sur TikTok et WhatsApp, les contenus pro-Tchiroma ont circulé en boucles, tandis que les campagnes traditionnelles du RDPC ont perdu en efficacité.

« C’est la première fois que la bataille se joue clairement en ligne », confie un consultant politique de Bafoussam.

3. Le rejet de la stagnation

Dans plusieurs communes, les électeurs ont exprimé un ras-le-bol face à l’absence de résultats concrets. L’argument du “changement” semble avoir résonné plus fort que celui de la continuité.

Certaines localités ont totalement renversé les prévisions.

Bafoussam (Mifi)

Malgré une forte présence administrative, Paul Biya s’effondre (13 % en moyenne). Issa Tchiroma dépasse les 79 %, un score qualifié d’“historique” par les observateurs.

Bafang (Haut-Nkam)

Un raz-de-marée Tchiroma : 82,57 %, malgré les tentatives de mobilisation du RDPC.

Bangangté (NDE)

La performance pro-Biya (78,81 %) a surpris, mais elle s’explique par :

  • un réseau féminin très mobilisé,
  • des actions sociales visibles,
  • une forte discipline locale du RDPC.

🔵 Les “flops” politiques : quand la machine n’a pas fonctionné

Plusieurs figures attendues ont déçu.

🔹 Décrochages majeurs dans la Menoua

Des responsables locaux du RDPC n’ont pas réussi à mobiliser, malgré les moyens déployés. Dans des bastions comme Penka-Michel ou Santchou, certains cadres ont disparu des radars après les résultats.

Un militant ironise :

« On nous a laissés en plein champ, comme des arachides séchées. »

🔹 Mauvaise coordination dans le Noun

Le parti au pouvoir a manqué d’organisation, selon plusieurs sources internes. Résultat : des scores catastrophiques dans près de 80 % des communes.

🔵 Un message politique clair à Yaoundé ?

Au-delà des chiffres, l’Ouest envoie un signal politique puissant : la volonté de changement. Les électeurs ont clairement rejeté le “vote obligé”, préférant un choix basé sur :

  • les performances locales,
  • le charisme,
  • la proximité avec la population.

Un analyste confirme :

« L’Ouest n’est plus l’allié automatique de personne. C’est désormais un électorat exigent, conscient de sa force. »

🔵 Le rôle des leaders régionaux : qui a pesé ?

Plusieurs personnalités se sont imposées comme influenceurs politiques majeurs dans cette élection :

  • Les réseaux d’entrepreneurs Bamileké, très mobilisés
  • Certains députés dissidents, très actifs sur le terrain
  • Les autorités traditionnelles, dont la parole a marqué

Sur la photo publiée par Ouest Échos, l’un des leaders visibles du RDPC reconnaît :

« Nous avons sous-estimé les jeunes. Et en politique, ce n’est jamais pardonné. »

🔵 Que retenir ? Une région en recomposition profonde

Les tendances électorales montrent :

✔️ Un recul structurel du RDPC
✔️ Une montée spectaculaire d’Issa Tchiroma
✔️ Une hyper-mobilisation des jeunes et de la diaspora
✔️ Une politisation accrue des zones rurales
✔️ Un électorat désormais imprévisible

Au final, l’Ouest s’installe comme une force politique moderne, dynamique et difficile à dompter.

La présidentielle du 12 octobre 2025 restera comme un moment décisif dans l’histoire politique de la région de l’Ouest. Les “tops” comme les “flops” racontent une même réalité : l’Ouest a changé de logiciel politique. Les électeurs ont envoyé un message clair aux partis : il faudra désormais convaincre, proposer, agir. La région continuera-t-elle sur cette voie lors des régionales de 2025 ?

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