Salon international de la defense et de la sécurité de Bamako : Clap de fin en apothéose ! Et une édition presque parfaite
Malgré le contexte du moment marqué par les tentatives désespérées des farouches adversaires de la manifestation de décourager les visiteurs étrangers, le Bamex aura été un franc succès à tous égards.
D’abord, au plan de l’organisation, le comité national, présidé par Amadou Déguéni, a réussi un travail d’orfèvre. Les participants, qu’ils soient locaux ou étrangers, civils ou militaires, simples visiteurs ou officiels, ont été traités avec tous les égards dus à leurs rangs. Aussi bien lors de la phase “Expo” que de la phase “démo”, avec notamment les transferts des participants en convois escortés, les organisateurs n’ont lésiné sur aucun moyen.
Une édition presque parfaite
Au cours de cette édition expérimentale du Bamex, les questions de sécurité ont été gérées avec le plus grand soin. Sur les sites à Bamako comme à Koulikoro, dans les hôtels ou en ville, les hôtes du Mali ont eu droit au meilleur traitement possible. N’en déplaise aux mauvaises sirènes, les délégations étrangères venues à Bamako repartent chez elles sans stress aucun et le cœur rempli d’allégresse pour avoir vécu un évènement unique en son genre.
A lui tout seul, ce caractère inédit du Bamex’25 pourrait justifier la grande affluence des visiteurs et des délégations étrangères qui ont participé activement à toutes les activités proposées par le Salon.
Même les 100 km qui séparent Bamako de Koulikoro n’ont pas réussi à entamer leur enthousiasme, ayant à cœur de profiter pleinement de l’évènement. Et ils avaient raison puisque, de façon empirique, on peut déduire que plus de la moitié des visiteurs prenaient part activement à une manifestation d’une telle envergure couplant exposition et démonstrations.
Ces dernières ont été tout simplement captivantes. Elles ont tenu toutes les promesses et resteront gravées dans la mémoire des visiteurs du Salon comme le clou de la manifestation. En effet, les 13 et 14 novembre courant, les armes ont parlé. Le champ de tirs de Koulikoro a retrouvé pleinement sa vocation première et a permis aux armes (mitraillettes, fusils d’assaut, fusils à pompe, armes de poing…) de cracher le feu.
Les prestigieux tireurs, au nombre desquels le général de division Daoud Aly Mohammedine, son collègue en charge de la Jeunesse, des membres du Conseil national de transition, le gouverneur de la région de Koulikoro, le chef d’Etat-major de l’Armée de terre, des chefs de délégations étrangères ainsi que d’autres visiteurs de haut rang ont émerveillé par leur maîtrise des armes à feu.
Pour un coup d’essai,
un coup de maître
Les deux jours de “démo” à Koulikoro ont aussi permis aux entreprises turques d’armement d’opérer des drones dans le ciel du champ de tirs. Qu’ils soient kamikazes, de surveillance, de reconnaissance ou de tout autre type, ces “volatiles” commandés ont fait la preuve qu’il faut compter avec eux dans la guerre moderne.
De la même façon, le Mali a fait la preuve qu’il peut et sait relever des défis de taille, surtout quand les hommes et les femmes commis à la tâche ont un sens aigu de leur responsabilité. Particulièrement comblé par le succès retentissant de l’événement, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont œuvré pour le succès de Bamex’25, en général, et aux Forces de défense et de sécurité, en particulier.
A ces hommages appuyés, il n’a pas manqué d’associer les autorités politiques de la Türkiye ainsi que les entreprises de The Peak Defense dont il a salué l’expertise et la confiance qu’elles ont témoignée au projet malien.
En outre, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a fortement appelé les armées africaines à mutualiser leurs moyens et leurs efforts pour construire l’armée de demain, capable de faire face à toutes les formes de terrorisme et de menaces atypiques.
Le Mali, a-t-il soutenu, dans une perspective souverainiste, sera la tête de pont pour nouer des partenariats gagnant-gagnant avec d’autres pays de la sous-région, voire du continent africain.
Le Bamex’25 a vécu, vive le Bamex’26 !
Source MSPC
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