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Sénégal : la révolution silencieuse qui redessine l’État

En l’espace de quelques heures, le Sénégal a posé des actes forts qui esquissent les contours d’un État moderne, transparent et souverain. Une dynamique portée par le Premier ministre Ousmane Sonko, sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye, et qui marque un tournant décisif dans la gouvernance publique.

La fin du cash dans l’administration : un séisme salutaire

Le Sénégal a officiellement basculé dans une administration 100 % digitale et zéro cash. Désormais, tous les services publics — état civil, impôts, douanes, permis de conduire — fonctionnent exclusivement par paiement électronique. Chaque transaction est tracée, horodatée et centralisée dans un système infalsifiable.

Ce changement, loin d’être une simple réforme technique, s’attaque au cœur d’un mal ancien : la petite corruption administrative. Pendant des décennies, des millions de citoyens ont payé des frais informels pour accéder à des services pourtant réglementés. Avec la digitalisation intégrale, la corruption n’est plus seulement condamnée moralement : elle devient techniquement impossible.

Des milliards récupérés pour le développement national

Les spécialistes estiment que cette corruption du quotidien coûtait des centaines de milliards de francs CFA par an à l’État sénégalais. Désormais, ces ressources retournent dans les caisses publiques pour financer des priorités essentielles : hôpitaux, écoles, bourses étudiantes, salaires des enseignants. Une logique simple, mais redoutablement efficace : chaque franc récupéré devient un investissement direct dans le bien-être collectif.

Raffiner le pétrole chez soi : un choix stratégique majeur

Dans la même dynamique, un décret stratégique impose qu’une part du pétrole extrait du champ Sangomar soit livrée à la Société africaine de raffinage à un prix préférentiel. Résultat : le Sénégal transforme localement son pétrole, réduit sa dépendance extérieure et fait baisser durablement le coût de l’énergie.

Cette décision a un impact concret sur toute l’économie : artisans, industriels, transformateurs, start-up technologiques. Une énergie plus accessible signifie une compétitivité renforcée et une croissance mieux répartie.

Une vision d’ensemble : Sénégal 2050

Digitalisation de l’État, souveraineté énergétique, sécurisation des recettes publiques : chaque mesure s’inscrit dans une architecture cohérente baptisée Sénégal 2050. Ici, pas d’improvisation, mais une ingénierie nationale assumée, où chaque levier renforce l’autre.

Cette approche méthodique réduit progressivement l’espace de la polémique politique. Car face aux résultats concrets — baisse des coûts, transparence accrue, services publics modernisés — le débat se déplace du discours vers l’action.

Un modèle africain de souveraineté maîtrisée

Sans rupture brutale ni fermeture au monde, le Sénégal redéfinit les règles du jeu. Le contenu local est renforcé, la transformation sur place devient la norme, et la dépendance financière s’atténue. Une souveraineté technique, progressive et efficace, qui attire déjà investisseurs, entrepreneurs et talents de la diaspora.

Le Sénégal avance, construit et se transforme. Dans le silence du travail bien fait, il écrit une page nouvelle de son histoire — une histoire où la modernité rime avec dignité, et où l’avenir se bâtit par l’intelligence collective plutôt que par le fracas des slogans.

La Rédaction de Maliweb.net

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