Le Cameroun reste suspendu à une issue politique incertaine après une présidentielle vivement contestée. À Yaoundé, les rumeurs d’un remaniement gouvernemental tardent à se concrétiser, tandis qu’une option sensible refait surface : un gouvernement d’union nationale avec l’opposant Issa Tchiroma Bakary, aujourd’hui en exil. Plusieurs mois après le scrutin du 12 octobre, la tension demeure palpable. « La vérité des urnes doit être respectée », martèle-t-il. Cette ouverture peut-elle réellement sortir le pays de l’impasse ?
Des négociations discrètes mais persistantes
Depuis plusieurs semaines, Yaoundé explore des pistes pour apaiser la crise politique. Selon des sources concordantes, des émissaires ont tenté de renouer le dialogue avec Issa Tchiroma Bakary, sans succès. L’hypothèse d’un gouvernement d’union n’est pourtant pas abandonnée, malgré des refus répétés. Des offres substantielles auraient été formulées, incluant neuf ministères et seize postes dans la haute administration, toutes rejetées par l’opposant, qui réclame uniquement la reconnaissance de sa victoire présumée face au président Paul Biya.
Sous pression diplomatique, notamment de partenaires étrangers, le pouvoir camerounais cherche à obtenir un apaisement. Des échanges récents entre Emmanuel Macron et Kashim Shettima illustrent l’attention internationale portée à la crise. En parallèle, Yaoundé aurait demandé à la Gambie de limiter l’exposition médiatique de l’opposant, désormais plus discret.
La perspective d’un gouvernement d’union avec Issa Tchiroma Bakary reste fragile mais stratégique pour Yaoundé. Entre refus, pressions et calculs diplomatiques, le Cameroun parviendra-t-il à trouver une sortie de crise durable ?
Crédito: Link de origem
