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Transition et relance de l’économie : Des chiffres à la réalité, un fossé ?

Au moment où les Maliens crient que ça ne va pas, les gouvernants expriment leur optimisme. Ils estiment par exemple que le taux d’inflation est largement à un niveau raisonnable, idem pour le taux de chômage, etc. Mais, au quotidien, l’argent se fait rare, les prix des denrées de première nécessité flambent. C’est le cas de la viande, du poisson, de l’huile, du sucre, du savon, entre autres.

Après une croissance économique de plus de 3% en 2025, le Mali doit atteindre un bond de près de 6 % à la fin de cette année 2026. Sauf que bien de ménages maliens continuent de tirer le diable par la queue…

Pour le ministre de l’Economie et des finances, Alhousseni Sanou, les données économiques du pays font espérer des lendemains meilleurs.

En effet, après les énormes difficultés socio-économiques liées à l’embargo de 2022, l’Etat malien semble souffler un tout petit peu, avec l’amélioration des agrégats économiques. 

En dépit des difficultés traversées, analysent les économistes, l’Etat malien a les ressorts nécessaires pour rebondir économiquement.

Sur divers plans, l’espoir semble permis, après la phase de « la tension de trésorerie » au niveau du Trésor public. Cela est démontré par l’amélioration nette dans la fourniture de l’électricité, le léger mieux dans la crise du carburant (la pénurie du gaz-oil demeure une réalité), une petite amélioration de la santé des caisses de l’Etat, avec le récent apurement de la dette intérieure. Ce qui réjouit le FMI, lors d’une récente mission à Bamako.

Selon cette mission, menée fin novembre 2025, l’économie malienne devrait rebondir en 2026, après un ralentissement en 2025. L’institution de Bretton Woods projette une croissance du Produit intérieur brut (PIB) d’environ 5,5 % pour le Mali en 2026. Cette reprise s’appuie notamment sur une relance de la production aurifère (or) et une amélioration progressive de la situation sécuritaire dans le pays.

Il faut ajouter à cette bonne perspective les rentrées financières attendues avec les nouvelles exploitations minières, comme le lithium et les efforts de progression des recettes fiscales et douanières du pays.

Pour le ministre d’Etat argentier du gouvernement, d’importantes rentrées financières viendront consolider les finances de l’Etat, dans les prochains mois. Cela va doper les performances de l’économie nationale. Et cela doit aider à résorber progressivement la crise énergétique ou à diminuer son impact négatif sur les entreprises.

Ces performances optimistes tardent tout de même à être ressenties par les populations, avec des ménages qui ont encore d’énormes difficultés pour satisfaire les besoins élémentaires quotidiens. Cela parce que la vie chère se fait toujours sentir à tous les niveaux. Ce qui pousse même certaines associations de consommateurs à se lever pour dénoncer ces difficultés. Certains estiment même que les « fonds de soutien » instaurés par l’Etat sur les opérations de transferts et de recharges téléphoniques doivent être supprimés. Puisque ces fonds prélevés ne permettent pas jusqu’à présent de résoudre les délestages électriques.

Boubou SIDIBE/maliweb.net

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