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Trump se dit ouvert à un assouplissement des sanctions pétrolières : une allusion claire à la Russie, un mauvais signe pour Kiev.

L’annonce du président des États-Unis Donald Trump L’évocation d’un éventuel allègement des sanctions contre certains producteurs de pétrole semble être une allusion claire à la Russie et constitue un nouveau revers pour le président ukrainien. Volodymyr ZelenskyLors d’une conférence de presse tenue hier à Doral, en Floride, Donald Trump a déclaré que Washington était prêt à lever temporairement certaines restrictions pétrolières imposées à « certains pays », au moins jusqu’à ce que la situation dans le détroit d’Ormuz se stabilise. Il a insisté sur la nécessité de réduire la pression sur les marchés énergétiques mondiaux suite à l’escalade militaire au Moyen-Orient et à la flambée des prix du pétrole brut. Bien qu’il n’ait pas mentionné explicitement la Russie, la référence est claire, d’autant plus que cette annonce est intervenue immédiatement après un entretien téléphonique d’une heure avec le président russe. Vladimir PoutineLa référence à Moscou apparaît d’autant plus évidente que les pays producteurs visés par les sanctions américaines sont l’Iran, la Russie et le Venezuela : actuellement, Trump considère l’Iran comme le déclencheur du conflit en cours au Moyen-Orient, tandis que la situation entre les États-Unis et le Venezuela – suite à la capture de l’ancien président – ​​est marquée par des tensions entre les États-Unis et le Venezuela. Nicolas Maduro Un dégel des relations et une reprise à grande échelle de la coopération énergétique sont en cours, de même que la levée des sanctions américaines imposées à Cuba, pays non producteur mais soumis à un embargo pétrolier sévère qui s’est considérablement intensifié début 2026. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, est devenu un point de tension majeur suite aux attaques américaines et israéliennes contre l’Iran et aux menaces de Téhéran de bloquer le trafic énergétique. Selon divers médias internationaux, la Maison Blanche envisage notamment un assouplissement ciblé des restrictions sur le pétrole russe, autorisant par exemple certains pays à acheter du brut à Moscou sans risque de sanctions secondaires. Une telle mesure augmenterait l’offre énergétique mondiale et pourrait contribuer à contenir les prix, dont Washington craint une nouvelle hausse, avec des répercussions sur l’économie américaine et le climat politique intérieur à l’approche des élections de mi-mandat de novembre.

Ce changement de cap potentiel est apparu en même temps que la conversation téléphonique entre Trump et Poutine, premier contact direct entre les deux dirigeants depuis le début du nouveau conflit régional déclenché par les attaques contre l’Iran le 28 février. Trump a qualifié la conversation de « très positive », expliquant que les deux présidents avaient évoqué la guerre en Ukraine et la crise au Moyen-Orient. Selon le président américain, Poutine a également exprimé la volonté de Moscou de contribuer à une solution diplomatique au conflit avec Téhéran. Trump a cependant rétorqué que la priorité devait être de mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine : « Je lui ai dit qu’il serait bien plus utile qu’il contribue à mettre fin au conflit entre la Russie et l’Ukraine. » Ce dialogue entre les deux dirigeants intervient dans un contexte de fortes tensions internationales, où le marché de l’énergie est redevenu un enjeu central de la stratégie géopolitique. Moscou, par la voix de Poutine lui-même, a fait savoir qu’elle était disposée à accroître ses livraisons de pétrole et de gaz à ses partenaires européens si ces derniers en faisaient la demande, soulignant ainsi la volonté de la Russie de demeurer un fournisseur fiable pour les pays qui n’ont pas rompu leurs liens énergétiques avec le Kremlin.

Sur le plan politique, l’ouverture des États-Unis à un éventuel allègement des sanctions constitue un signal problématique supplémentaire pour Kiev. Le président ukrainien Zelensky s’est efforcé ces derniers mois de maintenir une forte pression occidentale sur l’économie russe, arguant que les restrictions énergétiques demeurent l’un des principaux outils pour limiter la capacité de Moscou à financer la guerre. La perspective d’un assouplissement des sanctions pétrolières risque donc de compromettre cette stratégie. La décision de Trump intervient également à un moment délicat pour les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit en Ukraine. Ces dernières semaines, les États-Unis ont encouragé des pourparlers trilatéraux avec des délégations russo-ukrainiennes aux Émirats arabes unis et en Suisse, dans le but de rouvrir un canal de négociation. Ces contacts ont cependant été interrompus par l’escalade au Moyen-Orient, qui a détourné l’attention stratégique de Washington et de ses alliés vers une nouvelle crise régionale. Il en résulte un contexte géopolitique dans lequel les priorités américaines semblent temporairement orientées vers la stabilisation du marché mondial de l’énergie et la gestion de la crise avec l’Iran. Dans ce contexte, tout assouplissement des sanctions pétrolières – surtout s’il impliquait indirectement la Russie – pourrait redéfinir l’équilibre diplomatique autour de la guerre en Ukraine et accentuer les inquiétudes de Kiev quant à la solidité du soutien occidental à long terme.

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