L’initiative, portée par le président du Conseil de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé, entend remédier aux distorsions historiques liées à certaines projections cartographiques, notamment celle de Gerardus Mercator, dont le modèle tend selon lui à réduire visuellement la superficie réelle de l’Afrique au profit d’autres régions du monde.

Les dirigeants africains estiment que ces représentations ont contribué, au fil des siècles, à façonner une perception biaisée de la place du continent dans le monde, malgré son étendue géographique et son poids démographique.

La décision s’inscrit dans la mise en œuvre de l’Agenda 2063, feuille de route stratégique de l’organisation panafricaine, et s’aligne sur le thème de l’Année 2025 consacré à la justice réparatrice.

Pour les États membres, cette mesure constitue une étape dans la quête de justice historique et de réaffirmation de la dignité du continent, en corrigeant des représentations considérées comme scientifiquement inexactes.

La Conférence encourage ainsi les pays africains à promouvoir l’usage de projections cartographiques plus équitables dans les systèmes éducatifs, les publications officielles et les supports institutionnels.

Elle invite également les organisations internationales, les universités et les éditeurs à adopter des représentations conformes à la réalité géographique de l’Afrique, et charge la Commission de l’Union africaine de proposer des standards cartographiques harmonisés.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité du plaidoyer formulé en septembre 2025 devant l’Organisation des Nations unies par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, en faveur d’une justice cognitive et réparatrice, et prolonge la dynamique du 9e Congrès panafricain tenu à Lomé en décembre 2025.

RNK/ac/APA

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