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Yaya Sidibe Geographe-Statisticien : « Il faut des programmes »

Pour pallier ce problème et rendre la distribution plus fluide, le géographe-statisticien, Yaya Sidibé propose un plan d’expert. Il explique : « les autorités doivent prendre ce problème à bras le corps. Il faut catégoriser les stations et établir des programmes. On doit approcher les expertises et faire un répertoire, c’est-à-dire la cartographie des stations dans toutes les communes de Bamako. Après on les classe par catégorie selon leur taille. C’est-à-dire, les grosses stations, les moyennes et les petites stations. Nous pouvons aussi classer les stations en deux types. Les multinationaux et les nationaux. On prend Shell, Total qui sont multinationaux et les stations locales. En termes de taille.

Quand on fait cette cartographie, on essaie de voir les axes routiers. On prend les stations qui se trouvent sur les axes principaux. On catégorise les véhicules de transport en trois groupes (les gros porteurs, les camions, les bus et autres). Ensuite viennent les Sotrama et les taxis en deuxième groupe suivi des mototaxis et les tricycles.

En dernière, phase, ce sont les stations qui sont sur les axes secondaires, elles vont être réservées aux véhicules et motos personnels. Après toutes ces catégorisations, on sort un programme. Exemple : Lundi, mardi, les stations Shell, Yara, Somayaf, sur tel axe, pour la première catégorie des transports (gros porteurs). Tels autres jours, telles autres stations sur les axes secondaires pour les mobiles personnels.

Pour la facilitation de la distribution, avant la vente du carburant, chaque gérant de station de donne sa capacité de stock et en fonction de cette capacité, on fait un nombre de ticket qui sera distribué par ordre d’arrivée. On mobilise les forces de l’ordre, telles que la protection civile, la police, plus la société civile organisée, le CNJ, qui sont déjà à l’actif pour superviser la vente.

En donnant au moins cette cartographie, cette méthodologie opérationnelle, ça pourrait permettre d’atténuer un peu ce flux et même d’assurer un peu la sécurité. Pour ceux qui vont revendre le carburant à des prix exorbitant, la seule solution, c’est la dénonciation. Il faut les dénoncer. C’est la seule solution. Et ça c’est le rôle de la population surtout de la jeunesse ».

 

Koureichy Cissé

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