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Climat, santé et éthique : au Mali, une étude révèle un pic de mortalité en période de canicule

La cérémonie était présidée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en présence du représentant du ministre de la Santé et du Développement social.

En période de canicule, l’hypertension artérielle (HTA) devient la première cause de mortalité au Mali, devant le paludisme, a révélé l’étude menée par l’épidémiologiste, le professeur Housseini Dolo. Présentée lors de cette journée de restitution, l’étude met en lumière le taux de mortalité pendant la canicule de l’été 2024. Ainsi, le 4 avril 2024, un record de température de 44,1 °C avait été enregistré. Durant ce même mois, le nombre de décès dans les hôpitaux de Bamako a franchi la barre des 1 300 morts.

L’atelier sur le lien entre changement climatique, santé et éthique s’est tenu dans le cadre du programme R25 Éthique RETP USA-Mali. Il a été organisé par le Laboratoire de santé publique de l’USTTB, en collaboration avec le Centre universitaire de recherche clinique (UCRC) et le Département d’enseignement et de recherche en santé publique (DERSP). L’atelier a réuni une cinquantaine de participants, composés de personnels de santé, de chercheurs, d’environnementalistes et d’étudiants.

La présentation de l’étude du professeur Dolo sur le rapport entre canicule et augmentation de la mortalité a permis aux participants de mieux prendre conscience de l’interaction entre climat, santé et éthique. « Ces réalités nous rappellent que la santé publique ne peut plus être pensée indépendamment de l’environnement et du climat », a indiqué le Dr Abdellahi Keita, représentant du ministère de la Santé et du Développement social, lors de la journée de restitution.

Dans son mot de lancement, le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Mahamadou Diakité, a appelé à l’intégration de l’éthique dans la recherche afin de répondre efficacement aux impacts des changements climatiques sur la santé publique. « L’éthique n’est pas un supplément. C’est un fondement indispensable pour orienter nos actions vers le bien commun », a conclu le professeur Diakité.

Mamadou TOGOLA/maliweb.net

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