Top Header Ad

le mérite face aux préjugés au Cameroun

Elle est la fille d’Oswald Baboké, directeur adjoint du Cabinet Civil de la Présidence de la République. Mais le Dr Indira Baboké n’a pas attendu ce nom pour construire son parcours. Médecin formée au Cameroun puis spécialisée aux Émirats arabes unis, elle fait aujourd’hui l’objet d’attaques gratuites sur les réseaux sociaux. Une réalité qui mérite d’être recadrée avec honnêteté.

Un parcours construit, pas hérité

Ni son père ni sa mère ne sont issus du domaine de la santé. Indira Baboké a choisi seule sa voie. Elle a d’abord exploré d’autres chemins, notamment la musique, avant de s’orienter vers la médecine. Comme des milliers de jeunes Camerounais, elle a essuyé des échecs, notamment à des concours. Elle aurait pu emprunter des raccourcis. Elle ne l’a pas fait.

Devenir médecin au Cameroun, ce n’est pas anodin. C’est le résultat d’années de sacrifices, de nuits blanches, et d’examens parmi les plus sélectifs du pays. Le passage par l’examen de médecine générale représente déjà une sélection rigoureuse. Mais elle ne s’est pas arrêtée là.

Animée par une exigence personnelle élevée, elle a poursuivi sa spécialisation aux Émirats arabes unis, un pays reconnu pour ses standards médicaux parmi les plus élevés au monde. Ce choix illustre une volonté claire : se perfectionner, servir au plus haut niveau, ne pas se contenter du minimum.

Être « fille de » ne suffit pas à expliquer une vocation

Ce qui dérange dans les critiques adressées au Dr Baboké, c’est leur logique : elle réussit, donc c’est grâce à son père. Raisonnement aussi commode qu’injuste. Si le nom de famille ouvrait toutes les portes, pourquoi choisir les Émirats plutôt que l’ENAM ou l’IRIC, deux institutions où un père influent aurait pu faciliter l’accès ?

La réponse est simple : elle a suivi sa propre vocation. Celle de soigner, soulager, accompagner. Pas un métier. Une mission.

Dr Indira Baboke et Famille

Dans un contexte camerounais où la critique gratuite circule plus vite que la vérité, rappeler les faits s’impose. Le Dr Indira Baboké est un exemple concret de ce que la persévérance peut produire, indépendamment du milieu familial. Son titre de médecin n’est pas un privilège de naissance. C’est une conquête.

Avant de juger, avant de relayer des rumeurs, il faut avoir l’honnêteté de regarder les faits. Ce dont le Cameroun a besoin, ce ne sont pas de critiques stériles, mais de modèles qui inspirent. Le Dr Baboké en est un. Et cela, aucun préjugé ne peut l’effacer.

Crédito: Link de origem

Leave A Reply

Your email address will not be published.