Dans une note verbale datée du 27 mars 2026, la Commission de l’UA précise que le projet de décision portant soutien à Macky Sall n’a pas été validé. Le rejet s’inscrit dans le cadre de la procédure dite « silencieuse », selon laquelle l’absence d’objection dans un délai fixé vaut adoption. Or, vingt États membres ont « rompu le silence » avant l’échéance, empêchant l’adoption du texte.

Le même jour, la Mission permanente du Sénégal auprès de l’UA avait rappelé que son pays « n’a, à aucun stade, endossé » cette candidature et « n’a pas été associé à l’initiative y afférente ». La note précise également que le ministre sénégalais des Affaires étrangères n’a pas été consulté, soulignant que le Sénégal « ne saurait être considéré comme partie prenante » de la démarche.

La candidature de Macky Sall semblait pourtant bénéficier d’un élan la veille, lorsque le Bureau de l’Assemblée de l’UA avait salué « sa solide expérience en leadership », son approche pragmatique et son engagement à rechercher le consensus entre nations et grandes puissances, appelant à la solidarité africaine.

Privé du soutien institutionnel du continent et dans un contexte de désaveu national, l’ancien président sénégalais, qui a dirigé le pays de 2012 à 2024, devra poursuivre toute éventuelle candidature de manière indépendante, même si le Burundi continue de la porter au niveau africain.

Dans la course à la succession d’António Guterres, dont le mandat s’achève en décembre 2026, d’autres candidats sont en lice, dont l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, et l’ancienne vice-présidente costaricienne Rebeca Grynspan. La candidate chilienne Michelle Bachelet a perdu le soutien de son pays.

Les auditions publiques débuteront le 20 avril, chaque candidat disposant de trois heures pour présenter sa vision aux États membres de l’ONU.

ARD/Sf/APA

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