Des images choquantes filmées au cœur de la chefferie Banka, dans le Haut-Nkam, secouent le Cameroun. On y voit des scènes d’insultes et de violence verbale impliquant directement les tenants du palais. La veuve du défunt chef, chargée de jeunes enfants, aurait été chassée, privée d’eau, d’électricité et de nourriture. Jusqu’où peut aller la dérive d’un chef traditionnel ?
La chefferie Banka, connue pour son rayonnement culturel dans le département du Haut-Nkam, est aujourd’hui au cœur d’un scandale qui éclabousse l’institution traditionnelle. Des vidéos devenues virales montrent des scènes indignes — insultes, tensions, humiliations — impliquant Sa Majesté SM Monkam Toukam Paul Arnaud Fo’o de Banka et son entourage.
Une veuve et ses enfants abandonnés à leur sort
Le cas de l’épouse du défunt chef est particulièrement alarmant. Chassée du palais alors qu’elle a la charge de plusieurs enfants de moins de 10 ans, elle se retrouve coupée d’électricité, d’eau et de toute subsistance alimentaire. Dans une vidéo, on l’entend crier, désespérée : « Où sont mes enfants ? Tu dois me rendre mes enfants. Tu as assis sur le trône de mon défunt mari : il t’a laissé une charge et tu dois l’assumer ! »
Cette situation, rapportée par le correspondant J-B. Ngako Dakayi depuis le Haut-Nkam, révèle un chef qui semble refuser d’assumer ses responsabilités traditionnelles. La destruction de plaques signalétiques des villages — ordonnée pour interdire le préfixe « Ba » — avait déjà soulevé l’indignation de nombreux chefs de village. Des réformes menées contre l’avis de ses pairs, sans fondement coutumier reconnu.
La question que tout le monde se pose désormais : où sont les Neuf et les Sept notables de la chefferie dans cette crise ? Ont-ils encore leur mot à dire face au souverain ?
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